Il fait un froid terrible, un froid à ne pas mettre un ours polaire dehors. Et j’ai la grippe ! Cela faisait des années que cela ne m’était pas arrivé. J’ai chaud, puis froid, j’ai mal partout, je vis dans un monde de coton où les sons ne me parviennent que très assourdis, je ne suis bien que dans mon lit, et encore. Et puis, j’ai une extinction de voix. Habituellement, je suis plutôt du genre "taiseux" mais là je suis carrément mutique. Si je dois répondre à une question, je suis obligée de forcer ma voix et j’ai l’impression qu’un tampon gex me lacère la gorge. Je commence quand même à émerger, même si je me sens plutôt faiblarde et vaseuse. Je vais donc vous dire deux mots de mes dernières lectures.

D’abord, je suis dorénavant persuadée que la littérature asiatique et moi, ça ne collera jamais. J’avais déjà lu quelques livres d’auteurs chinois et là, je viens de lire coup sur coup un roman et une nouvelle d’écrivains japonais. Le roman, qui a pourtant des critiques dithyrambiques, m’a ennuyée, mais ennuyée ! A chaque page, je me disais : allez, c’est maintenant, il va se passer quelque chose, ça va démarrer… Eh bien non, pas du tout. Mais c’est ainsi, de page en page, dans l’attente de ce "quelque chose" qui donnerait un sens à l’histoire que j’en suis venue à bout. Une vraie punition ce bouquin… Enfin, je le répète, ce n’est que mon avis ! Quant à la nouvelle… Sa première qualité, c’est que c’est une nouvelle et qu’elle se lit donc très rapidement. Ni queue, ni tête… Selon moi ! Je crois que mon esprit et mon éducation occidentale m’empêchent d’apprécier ce genre de littérature. Mais ce qui m’a gênée dans "Auprès de moi toujours", c’est que je trouve que c’est abominablement mal écrit ! Comme un ado qui transcrirait ce qu’il pense mot à mot. C’était peut-être le but, vu le thème, mais ça m’a horripilée ! La nouvelle, "Sommeil", je l’ai trouvée bien écrite. Juste sans queue ni tête…

Depuis, j’ai commencé le dernier John Irving, "Dernière nuit à Twisted River". J’ai découvert cet auteur américain il y a très longtemps, en lisant l’un de ses romans "Le monde selon Garp". J’ai tout de suite adoré, alors j’ai dévoré à la chaîne sa nombreuse production, suivant chacune de ses sorties. Jusqu’au "livre de trop". En 2005 est paru "Je te retrouverai". Je n’ai pas réussi à le lire. Pour en avoir discuté avec d’autres aficionados, l’opinion générale était qu’il aurait dû s’abstenir de le publier. A mon grand regret, je n’ai jamais pu le terminer… Mais rien ne dit que je ne retenterai pas ! Les histoires de John Irving se passent souvent du côté du New Hampshire, dans le monde universitaire. Mais je ne sais pas comment il se débrouille, aucune de ses histoires ne ressemble à une autre ! Et pourtant, j’ai toujours l’impression de revenir chez lui quand je commence l’un de ses romans… Enfin, si les pavés de quelques centaines de pages ne vous effraient pas, je vous conseille de le découvrir. C’est un merveilleux conteur…


John Irving


Avec tout ça, j’ai déjà perdu le tiers de mon week-end au lit !